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Parmi la palette d’outils à la disposition des DRH pour mener à bien la GPEC, le référentiel de compétences s’est introduit tout naturellement. Différent des fiches métiers, il permet de mettre en adéquation les qualifications requises pour faire tourner l’entreprise et celles déjà présentes. À quoi correspond-il et comment le mettre en place ? Nous vous proposons de faire un tour d’horizon de ses différentes facettes.
Le référentiel de compétences est un outil RH fondamental qui permet de formaliser et d’objectiver les attentes en termes de savoir-faire et de savoir-être pour chaque poste ou famille de métiers. C’est un levier puissant pour aligner les pratiques de recrutement, d’évaluation, de formation et de mobilité interne.
Un référentiel de compétences est un document structuré qui liste, pour un poste ou une famille de métiers, l’ensemble des compétences requises : connaissances techniques, aptitudes comportementales, capacités relationnelles, etc.
Chaque compétence est généralement décrite selon un niveau de maîtrise attendu (débutant, autonome, expert), ce qui permet d’évaluer objectivement les collaborateurs et d’identifier les écarts à combler.
Le référentiel de compétences apporte de la clarté et de la cohérence à de nombreuses pratiques RH :
Un référentiel complet distingue généralement trois catégories :
Définir le périmètre : un seul poste, une famille de métiers, ou l’ensemble de l’organisation ? Commencer par les postes clés ou ceux qui font l’objet de difficultés de recrutement ou d’évaluation.
Entretiens avec les managers et les titulaires, observation des pratiques, analyse des fiches de poste existantes... L’objectif est de comprendre ce qui est réellement nécessaire pour tenir le poste avec succès.
Rédiger les compétences de manière précise et observable. Une compétence bien formulée décrit un comportement concret, pas un trait de personnalité abstrait. Faire valider par les managers et les équipes concernées.
Définir une échelle (par exemple 1 à 4) avec des descripteurs clairs pour chaque niveau. Cela permet des évaluations cohérentes d’un manager à l’autre.
Le référentiel n’a de valeur que s’il est utilisé. L’intégrer dans les grilles d’entretien, les plans de formation, les processus de recrutement et de mobilité interne.
Pour les organisations qui souhaitent développer une culture manégeriale cohérente, le référentiel de compétences se double souvent d’un référentiel manégerial : un cadre qui définit ce qu’on attend des managers en termes de posture, de valeurs et de pratiques.
Retrouvez tous nos articles sur la gestion des compétences et le management pour approfondir ces sujets.
